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PostHeaderIcon Papadoc et Pystill réunis dans le ciel

Papadoc

Papadoc, tu m’as quittée dans la nuit du 13 au 14 janvier. Cette nuit là, je t’ai veillé jusqu’à 3h30, je t’ai parlé… comme chaque soir. Ah, que nos longues conversations du soir, avant que tes grands yeux encore si vifs et curieux ne se ferment pour une bonne nuit de sommeil, vont me manquer…

Je t’ai raconté longuement comment nos chemins s’étaient croisés. Comment en 1996, tu as atterri sur le toit de la volière en Belgique, pigeon voyageur de l’année, épuisé, amaigri et sans doute déjà malade. Malade de cette tare qui a compromis toute ta vie de pigeon, victime de cette bactérie omniprésente dans ton corps de champion, toi le magnifique pigeon voyageur que tu aurais dû être..

Je t’ai soigné au mieux que j’ai pu, mais elle est revenue, cette terrible maladie, te causant des rhumatismes, des douleurs, des arthrites, des grosseurs et des déformations aux ailes et aux pattes. Lentement, mais sûrement, elle a fait de toi un pigeon handicapé, cloué d’abord au sol, puis dans ton casier, et finalement dans ton lit de malade…

Pourtant tu n’as jamais perdu ta joie et ton étonnante volonté de vivre. De 1996 à 2012, tu as rendues heureuses trois gentilles pigeonnes. Tu es devenu veuf deux fois, et tu as rencontré ta troisième épouse, la gentille Pystill, petite pigeonne parisienne sauvée par Patricia237, au printemps de 2011. Tu avais déjà 15 ans lors de tes trosièmes noces, mais elle t’a préféré à tous ces autres jeunes et beaux mâles qui paradaient devant ses yeux timides. Car elle était timide, Pystill, belle, douce et très discrète… Elle n’a jamais su voler, mais ça ne l’empêchait pas d’être heureuse. Elle est partie comme elle a vécu: discrètement, sans être malade, d’une mort subite et inexplicable. Je l’ai retrouvée sans vie un matin d’été 2012 dans votre lit nuptial…

Ce jour-là, ta vie a basculé. Pystill était ton tout, ton soutien, ta compagnie, ton dernier grand amour. Tu ne supportais pas qu’elle s’éloigne de votre “appartement” où tu étais cloué à cause de ton handicap. Tu l’appelais désespérément quand elle partait faire un tour dans la volière ou se baigner… J’ai dû te ramener chez moi, dans une cage sur le patio, car tu sombrais dans le désespoir et mangeais à peine. Et le soir je te rentrais dans ton petit panier confortable et doux pour que tes pattes amochées ne souffrent pas trop…

Au début tu pleurais encore Pystil la nuit, de ce cri rauque et douloureux du mâle abandonné… mais peu à peu ta légendaire volonté de vivre a repris le dessus. Tu as recommencé à manger comme un ogre, et à prendre plaisir à “voler” avec moi dans le jardin quand je promenais ton petit corps bien rond dans le creux de mes mains, tu agitais ce qui restait de ces ailes qui auraient dû conquérir les cieux… si la maladie ne t‘avait pas frappé. Tu as vécu pleinement ton dernier été, ton dernier automne… le soleil et le ciel bleu catalan aidant.

Vers le 11 janvier, ton appétit a diminué, tu te mettais en boule, tes beaux grands yeux devenaient ternes. J’ai compris que ta fin s’approchait, je t’ai nourri au bec, bercé, cajolé… Le soir du 13 janvier, je t’ai demandé à plusieurs reprises de faire un effort, de te battre encore, je t’ai parlé du printemps qui s’annoncerait dans deux mois, des promenades que nous ferions ensemble… mais la vie dans tes yeux s’éteignait. A chacune de mes phrases, tu les ouvrais, mais une grande fatigue t’obligeait à les refermer, et ton regard était terne, épuisé, éteint.

Alors je t’ai dit, en te caressant, que si tu voulais partir, que je te laissais franchir ce beau pont de l’Arc en Ciel. Que tu y volerais pour toujours libre de douleur, haut et fier dans le ciel, comme il convient pour un champion de ta race. Que tu allais y retrouver ta Pystill bien-aimée… Que tu allais me manquer, mais que tu pouvais y aller si tu le ressentais. Que je t’aimais, mon Papadoc, et que je ne t’oublierais jamais… que j’espérais t’avoir rendu heureux.

J’ai mis pour la dernière fois ton petit panier à ta place préférée, là où tu voyais toute l’activité de la maison. Je t’ai caressé une dernière fois. Quand je me suis levée à 5h30 pour venir te voir, tu avais rejoint les anges.

 

Papadoc et Pystill: les jours heureux

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La belle Pystill, partie trop jeune

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Papadoc sur son lit de pigeon très handicapé

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Adieu, Papadoc, mon grand ami

1996-2013

Adieu ma douce Pystill

? – 2012

Que le destin vous réunisse à nouveau, où que vous soyez.

Vous resterez pour toujours dans mon cœur.

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